Ils ont l’air de bonne compagnie, ces hommes en complet et ces femmes en talons qui déboulent dans un cocktail, le verre à la main.. Mais d’emblée le trouble les saisit, comme s’ils ne savaient plus ce qui les avait menés là , comme s’ils ne se reconnaissaient pas tout en étant irrémédiablement attirés les uns par les autres.
Incarnation de quelque monstrueux rêveur, aimantés par la curiosité physique, le désir, le rejet ou la domination de l’autre, le besoin de faire couple, clan ou bande à part selon les humeurs et les affinités, ces « corps magnétiques » déclinent les multiples variations des relations sociales, passées au filtre révélateur d’un inconscient qui se libère.
A la manière d’un tableau vivant, Nicole Mossoux et Patrick Bonté nous invitent à pénétrer un monde parallèle, à la fois troublant et inquiétant. Le corps prisonnier au départ du carcan social laisse place à la pulsion et découvre son animalité. Le mouvement, d’abord précieux et hésitant, s’enraye et nous entraîne dans une fresque hypnotique où les corps expriment leur folie.
Avec humour et étrangeté, les « corps magnétiques » dévoilent l’impossible et nécessaire communauté.













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