Une cuisine somme toute banale avec tout le mobilier et l’électroménager à disposition. Un geste malheureux. Et deux danseurs, bonnet sur la tête et lunettes sur le nez, tentent de rattraper l’avalanche. Une série d’actions / réactions se met alors en marche : glissade, télescopage, rebond, renversement, roulade... Le corps et les ustensiles, le mobilier entrent en interaction, s’entremêlent, s’entrainent l’un l’autre. Le corps alors se transforme et passe de corps de bois, à l’acier, à la gomme, qui gonfle et dégonfle, coule, mijote et s’enflamme...
Toute à la fois infernale et burlesque, la danse devient une mécanique minutieuse et ordonnée et nous fait basculer dans un autre monde. Le tout en musique, avec un poste radio un peu fou, réceptacle des moindres changements.
Nathalie Pernette a un goût prononcé pour le détail et la mécanique des corps. Elle aime s’inspirer de l’ordinaire, de tout et de rien, pour créer le mouvement. Elle convoque ici l’univers familier et magique de la maison, le rapport à l’espace et au quotidien pour nous dresser un pur moment de fantaisie, de drôlerie et d’étrangeté.
Une ode humoristique et rêveuse à notre maison qui n’est pas sans rappeler la scène savoureuse de la cuisine dans Mon
Oncle de Jacques Tati.










