L'espal - théâtre du Mans - scène conventionnée

  • zoomphoto © Frédéric Lovino
    La jeune fille et la mort © Frédéric Lovino
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    La jeune fille et la mort © Frédéric Lovino

La jeune fille et la mort

Chorégraphie Thomas Lebrun

Pièce chorégraphique pour sept interprètes, un chanteur lyrique et un quatuor à cordes.

Habité par cette oeuvre emblématique de la musique de Schubert depuis de nombreuses années, Thomas Lebrun a attendu longtemps avant d’oser la chorégraphier. C’est sa confiance dans ses interprètes, qui l’a décidé.

 

La jeune fille et la mort - Chorégraphie Thomas Lebrun


Anne-Sophie Lancelin
, danseuse à la présence exceptionnelle que le public de L’espal a déjà pu voir maintes fois danser (notamment dans La constellation consternée, l’un des derniers opus du chorégraphe), sera sa Jeune fille, transcendant les menaces de la Mort.


Outre les danseurs réguliers de sa compagnie, tous remarquables, il a fait appel à deux grandes dames de la danse, Odile Azagury et la chorégraphe Christine Gérard, invitée à L’espal depuis deux saisons. Le risque était grand de se laisser submerger par l’impétueux lyrisme de cette musique. Or, ce jeune chorégraphe fait ici preuve d’une grande maturité en réalisant un parfait équilibre entre une écoute musicale subtile et une écriture chorégraphique ciselée, aussi sensible que puissamment interprétée.


La pièce s’ouvre avec un magnifique chant a capella, sur un espace très épuré, blanc diaphane, qui invite à une écoute méditative. Sur cet écran propice aux projections de l’imaginaire, la pièce va se dérouler telle un rêve, déclinant des images fortes et évanescentes, évoquant avec délicatesse le passage du temps et son inexorable empreinte sur les corps. Quatre femmes, de trois générations différentes, déroulent ce fil ténu de la vie, à travers des états de corps contrastés qui suggèrent avec pudeur le vécu intime de leur féminité. Trois hommes répondent à leurs élans, à leurs états de fragilité, de grâce ou d’abandon. dans un dialogue fin et délicat avec la musique, la danse se caractérise à la fois par une profonde sobriété et une forte charge expressive. Les danseurs, les musiciens du quatuor Voce et le chanteur lyrique Benjamin Alunni, partagent une même qualité de présence sur le plateau, rendant sensible la correspondance que le chorégraphe a conçue entre la musique et la danse.


Thomas Lebrun ravive ainsi les valeurs du Romantisme chères à Schubert, mais dans une forme de retenue qui mise sur le lyrisme pur des corps en mouvement.

 

Avec Odile Azagury, Anthony Cazaux, Raphaël Cottin, Christine Gérard, Anne-Sophie Lancelin, Corinne Lopez, Christian Ubl Interprétation Musicale Quatuor Voce : Sarah Dayan Violon Cécile Roubin Violon Guillaume Becker Alto Florian Frère Violoncelle Interprétation Du Lied Benjamin Alunni Baryton Création Lumières Jean-Marc Serre Création Costumes Jeanne Guellaff Scénographie Valérie Jung Son Mélodie Souquet, Mathieu Nogues Musique La Jeune Fille Et La Mort Schubert / Quatuor À Cordes, D 810 ; La Jeune Fille Et La Mort Schubert / Lied Opus 7 N°13, D351

 

 



Production Compagnie Illico / Centre Chorégraphique National De Tours - Direction Thomas Lebrun
Coproduction Théâtre National De Chaillot, Danse À Lille / Centre De Développement Chorégraphique Roubaix Nord-Pas De Calais, Maison De La Danse De Lyon, Centre Chorégraphique National De Roubaix Nord-Pas De Calais, Le Phénix / Scène Nationale De Valenciennes, Ballet De L’opéra National Du Rhin / Centre Chorégraphique National.
Apport En Production
Centre Chorégraphique National De Créteil Et Du Val-De-Marne

 


Cette Création A Été Rendue Possible Grâce Aux Financements De La Drac Nord Pas-De-Calais Et Du Conseil Régional Nord Pas-De-Calais.
Le Centre Chorégraphique National De Tours Est Subventionné Par Le Ministère De La Culture Et De La Communication - Dgca - Drac Centre, La Ville De Tours, Le Conseil Régional Du Centre, Le Conseil Général D’indre-Et-Loire. L’institut Français Contribue Régulièrement Aux Tournées Internationales Du Centre Chorégraphique National De Tours.

 

« A vous de voir » programmation audiovisuelle

A l'occasion de la venue de « La Jeune fille et la mort » du chorégraphe Thomas Lebrun nous vous proposons un programme de reportages, captations, interview et documentaire réalisés par L'espal autour de Thomas Lebrun ou de deux de ses interprètes, Anne-Sophie Lancelin et Christine Gérard.


Cette sélection est une découverte en images et en sons des liens qui se créent au fil du temps entre les artistes et le public de L'espal...


Portrait du chorégraphe Thomas Lebrun
- Reportage : 6'20 -


La première fois que Thomas Lebrun est venu à L'espal, c'était pour sa pièce « La Constellation Consternée ». Afin de faire connaissance  avec cet artiste, nous l'avions rencontré au Centre National de la Danse à Pantin en décembre 2010. Il nous parle de son parcours et évoque la pièce « La Constellation Consternée ». (images des spectacles de la Cie Illico Charlotte Rousseau).



La Griffe. Chorégraphie Christine Gérard
Interprétation Anne-Sophie Lancelin

- Extrait de la captation : 2'20 -



Christine Gérard a écrit La Griffe en 1993 puis l'a transmise en 2009 à Anne-Sophie Lancelin. Programmée par L'espal à l'occasion du Festival danse 2011 - AUTRE REGARD - cette pièce  a été jouée au Théâtre Paul Scarron.



La danse pour se rencontrer
Atelier Danse contemporaine Adulte

- reportage : 6' -



En 2009, Anne-Sophie Lancelin animait un atelier de danse à L'espal. Ce reportage, consacré aux deux éléments inhérents à L'espal - la danse contemporaine et le quartier des Sablons, part à la rencontre de celles et ceux qui sont au cour de cette pratique artistique : les participantes, Anne-Sophie Lancelin et Fathi Laanaya.


 
Ode - Fragment de L'Invitation

- documentaire : 15 ' -


Cinquante danseurs, de 12 à 60 ans, se sont engagés de novembre 2011 à mars 2012 auprès des chorégraphes Brigitte Asselineau et Christine Gérard dans une aventure humaine et artistique : celle de la création...

Christine Gérard travaille dans ce film avec les danseuses sur sa création Ode. Une marche où chaque pas résonne et se fait écho pour créer un univers apaisé, poétique. Un film qui invite à la contemplation d'une oeuvre en devenir.



Faille & Summertime
Chorégraphie Christine Gérard

- Extrait des captations : 1'40 & 2'16 -



Faille est un solo écrit et interprété par Christine Gérard en 2006. Seule, face à elle-même, Christine Gérard cherche, creuse, appelle. Elle laisse advenir la faille.
Summertime est un solo créé et interprété par Christine Gérard en 2010. A partir de versions différentes du standard de jazz, la chorégraphie se décline autour de six mélodies, six voix, six interprétations possibles... Summertime : heure d'été.
Programmées par L'espal à l'occasion du Festival danse 2011 - AUTRE REGARD - ces pièces ont été jouées au Théâtre Paul Scarron.



La Jeune fille et la mort
Rencontre avec Thomas Lebrun

- reportage : 11' -



En juin dernier, c'est au Centre chorégraphique national de Tours, dont il est aujourd'hui le directeur, que Thomas Lebrun nous a reçus pour parler avec nous de cette pièce.  Il évoque sa genèse, nous parle de cette ouvre emblématique de la musique de Schubert et surtout du lien très fort qui se tisse entre les interprètes.

 

En personne

Thomas Lebrun,
audacieux pas de deux

Non, il n’a pas changé ! Même tee-shirt et pantalon noirs, même décontraction souriante. Endosser il y a dix mois le statut envié de directeur du Centre chorégraphique national (CCN) de Tours n’a apparemment pas changé Thomas Lebrun. « J’ai un peu grossi tout de même », glisse au fil de la conversation l’auteur et interprète du spectacle Itinéraire d’un danseur grassouillet, conférence dansée sur les mensurations de ce gars du Nord à qui la danse a tendu les bras.

M Le magazine du Monde. Supplément au Monde n° 21073 du samedi 20 octobre 2012Quel régime pourtant que celui de Thomas Lebrun depuis dix mois ! Celui qui rêvait de prendre la tête d’un CCN
lorsqu’il aurait 50 ans – il en a 38 ! – additionne au moins trois emplois du temps en un. Toujours danseur, chorégraphe évidemment, chef d’une entreprise de douze personnes, sans compter son équipe de huit interprètes intermittents, ce jeune patron heureux de l’être définit son travail « non pas comme un pouvoir mais un devoir ». « Devoir » donc envers les collègues chorégraphes qu’il accueille en répétition dans son CCN, envers les politiques qui le soutiennent, envers le public de Tours… « Curieusement, j’aime discuter avec les élus, comprendre leurs points de vue sur la danse et ce qu’ils en attendent, explique-t-il, quant aux spectateurs… », Thomas Lebrun les a tout de suite mis dans le bain d’une oeuvre explosive et sans complexe. Et hop ! Une première pièce qui chauffe intitulée What you want ?, soirée durant laquelle le public choisit les musiques sur lesquelles les danseurs improvisent.

Et hop encore ! Un léger refroidissement avec une séance de contemplation autour de La Constellation consternée, pièce grave et très dessinée. Résultat concret : le téléphone sonne de plus en plus souvent au CCN pour venir assister aux performances en tous genres. Une diversité défendue par Lebrun, à l’image de son parcours. R. Bu.

M Le magazine du Monde. Supplément au Monde n° 21073 du samedi 20 octobre 2012


La jeune fiLLe et La mort, de Thomas Lebrun. Le 23 ocTobre au mans ;
Les 25 eT 26 octobre à Sénart ; Le 18 décembre à Armentières.
Informations sur www.ccntours.com

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