Une femme fuit...
Dans la brume, elle escalade des façades d’immeubles abandonnés, pénètre des appartements déserts et se trouve plongée dans des histoires, des bribes de vies qui ne sont pas les siennes, prise au piège des... « murmures des murs » !
La famille Thierrée est venue à plusieurs reprises poser ses valises de saltimbanques géniaux au Mans.
Aurélia nous avait enchantés avec son Oratorio, laissant place quelques saisons plus tard au Cirque invisible loufoque et touchant de Jean-Baptiste Thierrée et Victoria Thierrée-Chaplin.
Victoria et Aurélia se remettent en piste, la première signant la mise en scène de ce drôle de voyage que mène la seconde vers l’inconnu... Elles sont accompagnées de deux acolytes, tout à la fois danseurs, acrobates, musiciens. Au cours de ce périple mystérieux, ils croiseront des êtres tantôt inquiétants, tantôt merveilleux. La ville fantôme qu’ils explorent recèle surprises et magie...
Il y a de l’enfance dans le théâtre de ces deux femmes, de la naïveté créatrice, celle qui ose transformer un banal objet en une créature fantastique. Il y a de la grâce, au-delà de la simple présence d’une femme sur scène, c’est une manière de bouger, de vivre l’instant présent et de faire danser les images.
Enfin il y a tout ce qu’on ne dit pas avec les mots, car elles inventent avec malice et délicatesse une poésie visuelle, offrant comme le dit Victoria « des sensations souterraines »...


















